Fort de mes idées arrêtées sur les ambitions du gouvernement, je pensais sincérement que la majorité des francais étaient en désaccord total avec la politique du gouvernement au sujet d’Internet. Je pensais naïvement qu’après la levée de bouclier du monde Internet au sujet d’ Hadopi, l’arrivée de la loi Loppsi sur les bureaux de l’assemblée allait être pour le moins chahutée. Mais ce matin, j’ai avalé mon café de travers…….
Malgré tous les signaux au rouge pour signaler les vélléités de contrôle d’internet du gouvernement, malgré les centaines, les milliers ….(je ne sais plus) articles sur internet pour signaler la dangerosité de ces lois consacrées à Internet, ce matin, j’ai lu une question posé aux lecteurs du quotidien de ma région (Var Matin puor ne pas le citer) qui m’a fait laisser entrevoir le caractère vain de la lutte menée par les gens qui « font » Internet :
A la question : Faut-il installer des logiciels de filtrage sur Internet pour interdire l’accès à des contenus illicites ? 79% des lecteurs de ce quotidien ayant répondu sur Internet ont dit OUI.
Suites aux quelques articles que j’ai fait sur le sujet, le contenu de ces différentes lois ne laissent que peu de doute sur le but recherché : le contrôle d’Internet. Cette simple question, hormis le fait qu’elle ne soit pas posée comme il faudrait (à mon sens) me laisse voir une bataille perdue d’avance. La majorité des francais ne connait pas Internet, ou ne s’intéresse pas à ces lois (peut-etre même à aucune).
Alors que le gouvernement vient de décidé d’accélérer l’examen de la LOOPSI, en ne laissant que peu de temps pour déposer des amendements, il joue sur du velour. Quid d’une communication quelconque sur cette loi qui permettra de prendre nos ordinateurs comme une simple source d’informations. Imaginez vos ordinateurs avec une nouvelle fonction : renseigner les services de l’état sur vos activités au cas ou elles seraient illégales, voir même subversives tant qu’on y est. Une table d’écoute géante…….
Est-ce la peur d’une déroute aux régionales ,qui les obligeraient à mettre de l’eau dans leur vin (qui ressemble de plus en plus a du vinaigre), qui les poussent à bâcler un débat qui aura un impact direct sur nos libertés. Et si demain, un gouvernement décide d’utiliser cette arme pour nous surveiller version république de l’est avant la chute du mur : rien ne l’empechera, ce sera dans la loi. Sous prétexte de lutter contre la pédophilie et le terrorisme, le gouvernement met en place un système dangereux.
Mais voilà, 79% des lecteurs de Var-matin sont pour. Les médias leur ont-ils expliquer cette future loi ? Personnellement, je n’ai rien vu.
As-t-on expliqué à ces personnes que leur mails pourront être lu par des services de l’état ?
Que le caractère privée de la correspondance n’existera plus ?
Que l’on pourra leur interdire des sites ?
Qui définira les sites à interdire ? L’état.
Les médias « traditionnels » n’informent plus, ils relisent les dépêches AFP. Ils se font engueuler quand ils ont le malheur d’aller chercher l’info là ou elle est, et c’est parfois dangereux.
Jetez un oeil sur mes articles précédents, vous y verrez les mêmes vélléités en Bulgarie, en Italie il faut maintenant une autorisation de l’état pour diffuser des vidéos, l’Australie filtrent les sites mais pas forcément les bons. Et croyez moi la liste va s’allonger…..
Nathalie Kosciusko-Morizet: « le filtrage permet des cybers écoutes et non cybers perquisitions » A ré-entendre ici.
Allez, vivement l’ACTA, que l’on puissent bruler nos ordinateurs.
PS : Recherche linguiste pour mettre un mot sur « audodafé informatique ».


